Née au commencement du Web, Érudit a d’abord été une plateforme pour mettre en ligne cinq revues des Presses de l’Université de Montréal, qui appuient le projet dès ses débuts. Mais il ne s’agit pas simplement de mettre les textes en ligne, on s’assure en effet que les formats sont indexables et lisibles par les appareils. «On se sent prêts pour le futur, avec les bases solides et la vision mises en place il y a 25 ans», constate d’ailleurs Tanja Niemann.
«Devant l’intérêt, il y a eu l’idée de mutualiser l’outil avec d’autres revues et d’autres universités», raconte Gwendal Henry, conseiller en communication chez Érudit. En 2004, un consortium entre l’UdeM, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal est formé pour soutenir la production des revues de recherche québécoises. La plateforme continuera d’évoluer et la quatrième version est lancée en 2017. «L’environnement technologique change et l’on doit continuer de s’améliorer, pour un meilleur référencement et une meilleure accessibilité», note-t-il. Chaque année, ce sont 10 000 nouveaux articles et historiques qui s’ajoutent sur Érudit.
De plus, Érudit est reconnue par la Fondation canadienne pour l’innovation comme l’une des 19 infrastructures canadiennes majeures. «C’est essentiel parce que, en sciences humaines, le texte devient un objet de recherche», explique Tanja Niemann. Avec des partenaires, Érudit a créé un corpus de textes explorable via Calcul Québec.