Un potentiel à creuser
«Ces technologies font déjà partie de nos vies et pourraient offrir plusieurs possibilités pour pallier diverses incapacités», croient Dahlia Kairy et Joseph Omer Dyer, professeurs aux programmes de physiothérapie de l’École de réadaptation de l’Université de Montréal.
Ainsi, la commande vocale de ChatGPT pourrait faciliter l’accès à l’information et à la communication chez des personnes qui ont une déficience motrice ou visuelle. Les patients qui se remettent d’un accident vasculaire cérébral ou d’une lésion cérébrale pourraient aussi exercer leurs compétences vocales et linguistiques en engageant une conversation avec l’outil.
Joseph Omer Dyer pense également à la planification d’horaires et d’agendas ainsi qu’à l’organisation des rendez-vous et des prises de médicaments en fonction des besoins et contraintes des patients. Dahlia Kairy considère pour sa part que ChatGPT pourrait être intéressant pour soumettre des suggestions d’exercices et les expliquer d’une façon adaptée à chaque patient (selon sa situation socioéconomique, son âge, son état physique, psychologique et neurologique).
«En somme, ChatGPT pourrait permettre d’autonomiser les patients quant à leur condition, leur servir de levier pour aller chercher les informations qui les concernent. Par contre, les gens qui utilisent cet outil doivent faire preuve d’esprit critique, en plus de connaître ses rouages et les risques qu’il comporte», note Joseph Omer Dyer.