Un projet de recherche en deux temps
L’histoire de Maryse Aubin ne relève pas du miracle, mais découle plutôt d’une démarche qu’elle a entreprise avec sérieux dans le cadre d’un programme de recherche élaboré par David Ogez, qui est aussi professeur au Département d’anesthésiologie et de médecine de la douleur de l’Université de Montréal.
Ce projet de recherche, qui a valu aux auteurs de remporter le concours Engagement des Fonds de recherche du Québec, s’est déroulé en deux temps.
D’une part, une étude exploratoire a été effectuée auprès de 20 personnes souffrant de douleurs chroniques, dont Maryse Aubin, qui agissait aussi à titre de patiente partenaire et coauteure du projet. L’objectif était de recueillir les impressions et suggestions des participants afin d’améliorer le protocole d’un programme d’hypnose déjà connu.
Une fois cette étape réalisée, une étude qualitative pour mesurer l’efficacité subjective du programme, c’est-à-dire ressentie par les gens à la suite de séances répétées d’hypnose, devait être amorcée.
«Nous avons à peine eu le temps de faire deux séries de séances en clinique que la pandémie est survenue, souligne David Ogez. J’étais alors plutôt antitélépratique, mais je n’ai eu d’autre choix que de poursuivre le travail par l’entremise de Zoom: l’expérience s’est avérée plus positive que je l’avais imaginé, car les patients pouvaient s’installer plus confortablement chez eux pour effectuer les séances.»
À ce stade, 17 personnes prennent part à l’étude, qui vise un double objectif: mesurer les effets de l’hypnose guidée à distance sur la douleur et l’anxiété ressenties ainsi que de la pratique de l’autohypnose sur la qualité de vie des participants.