Une «technoférence» préoccupante
Quand les écrans se retrouvent dans la chambre des adolescentes et des adolescents, ces derniers y ont davantage accès de façon recluse, illimitée et non supervisée. L’exposition aux écrans est donc potentiellement plus grande et les contenus moins adéquats, indique Benoit Gauthier.
«L’usage devient discrétionnaire aux jeunes, en termes de contenu et de temps – un adolescent peut par exemple se lever la nuit pour aller aux écrans. En outre, cette consommation vient remplacer des activités plus constructives comme les études et les interactions sociales non virtuelles à un moment où les jeunes perfectionnent généralement leurs compétences cognitives et interpersonnelles», précise le chercheur.
Le temps solitaire et sédentaire passé dans les espaces privés devant des écrans pendant l’adolescence entre donc en interférence avec les possibilités de nouer des liens, d’interagir avec les autres et d’acquérir des compétences sociales. Toutes des activités qui figurent parmi les principales composantes d’un développement optimal et de l’épanouissement à l’aube de l’âge adulte, rappelle Linda Pagani.