«Les dimensions standards des claviers conviennent à une majorité d’hommes, mais à une minorité de femmes», déclare la pianiste Justine Pelletier, qui a joué avec des orchestres de renom tels que l’Orchestre symphonique de Montréal quand Kent Nagano le dirigeait.
Récemment, la professeure invitée de la Faculté de musique de l’Université de Montréal a découvert la Donison-Steinbuhler Standard Foundation, une entreprise américaine qui fabrique des mécanismes d’action dotés de touches plus étroites. Ces mécanismes peuvent être installés sur les pianos à queue, élargissant ainsi le répertoire accessible pour les pianistes aux mains de plus petite taille, principalement les femmes, tout en préservant les possibilités expressives du mécanisme d’action traditionnel.
À la suite d’un prêt, quelques universités américaines et européennes ont adopté ce mécanisme novateur. L’Université de Montréal devient la première université canadienne à bénéficier de ce prêt de la Donison-Steinbuhler Standard Foundation. Depuis le début de l’année, les étudiants et étudiantes de la Faculté de musique peuvent ainsi profiter du confort accru du clavier DS 6.0, qui présente une octave réduite à 15,24 cm au lieu des 16,51 cm du clavier habituel. «Si pour certains 1,27 cm par octave ne représente pas une grosse différence, pour les pianistes qui ont des mains plus petites, c'est une différence énorme en termes de précision du jeu et de contrôle du son», souligne Justine Pelletier.