Un potentiel… mais des entraves
Leur équipe de recherche vient de faire paraître une étude qui révèle que la thérapie comportementale adaptée au travail de nuit permettrait d’amoindrir les effets néfastes de celui-ci. Plus précisément, elle améliorerait le sommeil diurne tout en réduisant les niveaux de somnolence, d’anxiété et de dépression.
Concrètement, la thérapie comprend plusieurs étapes: déboulonnement de mythes liés au sommeil, partage de comportements à adopter lors de moments d’insomnie, thérapie de restriction du sommeil (réduire le temps passé au lit au maximum pour optimiser son efficacité) et prescription de fenêtres de sommeil pour le jour, la nuit et les siestes.
«Nos résultats sont très encourageants, s’enthousiasme Julie Carrier. Toutefois, cette étude a mis en lumière la difficulté d’accès à une telle thérapie pour des personnes aux horaires de travail atypiques.»
Désireuse de démocratiser cette solution, l’équipe de Julie Carrier et Annie Vallières est à mettre au point une application mobile qui permettrait de suivre la thérapie à distance. «Les patients restent encadrés par le ou la thérapeute, mais peuvent consulter les prescriptions de sommeil, les conseils et les bonnes pratiques à toute heure du jour et de la nuit. Cela permet aussi de réduire les coûts et d’accroître la capacité des thérapeutes», précise Julie Carrier.