Caroline, 22 ans, veut prendre un rendez-vous de suivi pour Malika, son bébé de six mois atteint de fibrose kystique. Vous êtes infirmier ou infirmière et devez examiner l’enfant, faire un bilan de santé complet et proposer un plan de suivi. Tel est le scénario qui a été soumis à des étudiants et des étudiantes de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal dans un cours de soins de première ligne.
Si la mère a pu être jouée par une comédienne, il aurait été difficile de faire venir un véritable nourrisson pour cette étude de cas. Il a été remplacé par un simulateur qui reproduit l’anatomie, la physiologie et les réactions d’un bébé de façon réaliste. L’apprentissage s’est donc effectué en format hybride, avec comédienne et simulateur.
Depuis 2017, des simulations en réalité virtuelle sont offertes à la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM. Ce même scénario a ainsi pu être proposé entièrement dans ce format. Qu’en ont pensé les étudiantes et étudiants? Ont-ils préféré cette nouvelle modalité d’apprentissage?
Pour le savoir, 179 personnes d’un cours de soins de première ligne ont participé à une étude. Soixante-trois d’entre elles sont intervenues dans ce scénario en réalité virtuelle. Cent seize ont interagi avec une comédienne et un simulateur.
Les résultats de cette étude seront présentés le 16 mai à l’occasion du 91e Congrès de l’Acfas par Patrick Lavoie, professeur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, accompagné d’Alexandra Lapierre, titulaire d’un doctorat en sciences infirmières de l’UdeM, Marc-André Maheu-Cadotte, conseiller principal en recherche à la Faculté des sciences infirmières, Louise-Andrée Brien, professeure à la faculté, Isabelle Ledoux, professeure agrégée à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke, et Émilie Gosselin, professeure adjointe à cette même école.