Un évènement tragique à l’origine de ses travaux
C’est la mort soudaine et précoce de sa belle-sœur des suites d’une néphropathie qui lui a fait prendre conscience de la gravité de cette maladie et l’a mené à mettre sa formation poussée en endocrinologie moléculaire au service de la néphrologie.
En 1989, il est appelé à diriger un laboratoire au Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, utilisant son expertise en endocrinologie moléculaire pour faire progresser les connaissances en néphrologie. Au début des années 2000, avec son équipe, il parvient à définir le rôle physiologique du système rénine-angiotensine rénal et la relation entre le stress oxydatif et la néphropathie diabétique.
«Nous avons prouvé que le système rénine-angiotensine est crucial pour la physiologie normale du rein. La suractivation du système entraîne des lésions rénales et la progression du diabète», explique-t-il.
Animé d’un esprit collégial, le Dr Chan a su favoriser la carrière et les recherches de plusieurs personnes. À son laboratoire de Montréal, il a supervisé une vingtaine d’étudiants et étudiantes au doctorat.
Il est l’auteur de nombreux articles et participe régulièrement à des congrès nationaux et internationaux. Il est engagé dans le programme de mentorat annuel Kidney STARS de l’American Society of Nephrology et est membre de comités d’évaluation par les pairs, dont ceux des Instituts de recherche en santé du Canada et de la Fondation du rein.