Plus de 100 personnes âgées recrutées
Au total, 145 personnes âgées atteintes de troubles cognitifs légers ont été recrutées dans des cliniques de la mémoire de Montréal et de Québec pour participer à un entraînement cognitif appelé MEMO+ entre les printemps 2012 et 2015. On leur a enseigné un certain nombre de stratégies de mémorisation, qui portaient notamment sur la manière de retenir des noms de personnes, se souvenir de choses à faire ou de listes d'éléments et mobiliser son attention pour mieux mémoriser.
Les participantes et les participants des groupes témoins n'ont été soumis à aucun entraînement ou ont bénéficié d'une intervention psychosociale visant à améliorer leur bien-être psychologique général. Durant ces rencontres, ils ont entre autres appris des techniques pour gérer la colère et résoudre des problèmes de la vie quotidienne.
L’équipe de recherche a constaté non seulement que les bienfaits de l’entraînement cognitif étaient visibles six mois après les séances, mais qu’ils demeuraient évidents cinq ans plus tard. En revanche, les interventions psychosociales n'ont pas apporté d’améliorations cognitives.
Les résultats «soulignent le potentiel de l’entraînement cognitif en tant qu’approche préventive pour les personnes âgées vulnérables sur le plan cognitif, réduisant ainsi le déclin cognitif et permettant possiblement de retarder l’apparition de la démence, conclut l’étude. De plus, il est intéressant de noter que ces effets durables ont été obtenus grâce à une intervention relativement brève et peu coûteuse qui peut être facilement mise en œuvre comme mesure préventive pour les personnes à risque».