Remettre les pendules à l’heure
La lutte biologique se caractérise par l’utilisation d’ennemis naturels – prédateurs, parasites, pathogènes, virus, bactéries, etc. – pour contrer l’implantation et l’explosion des populations d’espèces considérées comme indésirables dans un milieu donné.
Spécialiste de cette approche, Jacques Brodeur considère qu’il s’agit de la technique la plus efficace et durable pour limiter les invasions d’insectes. Or, au 19e siècle, par manque de connaissances ont été introduites des espèces qui sont devenues elles-mêmes problématiques. Ces erreurs ont causé une levée de boucliers internationale pour interdire cette pratique jugée contreproductive.
«Désormais la lutte biologique s’avère une science prédictive, il y a des lois et nous connaissons mieux les agents biologiques. Mais bien des pays sont encore hésitants à l’utiliser. Il faut donc restaurer l’image de la lutte biologique, démontrer que, lorsqu’elle est bien menée, c’est une solution extrêmement intéressante et la meilleure sur le long terme», estime le chercheur.