Les Projets éphémères laissent une empreinte durable dans le paysage montréalais. «On a fait de nombreuses explorations culturelles, comme avec la salle d’exposition de l’Institut du biomimétisme que nous avons lancée avec Moana Lebel. Cette année, elle est revenue pour animer un atelier avec les étudiants et étudiantes de l’UdeM à la Fête des récoltes», précise Alexandre Beaudoin.
Ainsi, l’un des aspects les plus remarquables des Projets éphémères est la création d’un écosystème communautaire résilient. Même après la disparition de certaines organisations partenaires, l’esprit et la continuité se maintiennent. «Par exemple, après la disparition de la coopérative Bioma, les bénévoles et les personnes formées ont repris le flambeau et ont créé le collectif CRAterre, qui gère maintenant l’espace», mentionne-t-il. Cet héritage communautaire s’est ancré au fil des ans, garantissant la pérennité des Projets éphémères à travers leurs valeurs et leurs pratiques.
En outre, les Projets éphémères ont fait l’objet de plusieurs études universitaires. «Beaucoup d'étudiantes et étudiants et de chercheuses et chercheurs entre autres des universités McGill, Concordia et du Québec à Montréal sont venus étudier le site et en ont parlé sur différentes plateformes», raconte Alexandre Beaudoin. Ce travail de documentation permet aux Projets éphémères de servir de modèle pour d’autres initiatives d’agriculture urbaine au Québec comme ailleurs.
«Si jamais les Projets éphémères venaient à disparaître un jour, nous aurons laissé des documents et des méthodes pour que d’autres puissent s’en inspirer. C’est notre manière de démontrer comment l’université peut jouer un rôle clé dans la préparation aux grandes crises, comme celles du climat ou de la biodiversité», conclut Alexandre Beaudoin.