Des projets collaboratifs dès 2023
Consciente des défis à relever dans ce secteur, l’UdeM, par le biais du VRRDCI et du projet CLAD en particulier, avait déjà amorcé cette opération de financement auprès des laboratoires en 2023. Rappelons les projets qui avaient été soutenus à cette occasion:
- microscopie verte: remplacement des sources lumineuses au mercure en collaboration avec la Faculté de médecine et le Centre d’innovation biomédicale (porté par Nicolas Stifani);
- remplacement de pompes à l’huile désuètes par des pompes sèches (sans consommable et moins énergivores) en collaboration avec la Faculté des arts et des sciences (porté par Charles Moderie);
- mise en valeur des plastiques à usage unique issus des laboratoires en collaboration avec la Faculté des arts et des sciences (porté par Kevin Wilkinson).
Ce dernier projet collaboratif, mis sur pied à la Faculté des arts et des sciences et appuyé par l’Unité du développement durable et la Direction des immeubles, avait pour ambition de récupérer et de recycler les plastiques rigides à usage unique avec l’aide de CED-LO, une entreprise québécoise. Une soixantaine de laboratoires ont répondu positivement à cette proposition. Le projet a pu contribuer à la diminution de l’empreinte environnementale de la recherche à l’UdeM; son bilan d’émissions de gaz à effet de serre est à venir et permettra de promouvoir l’initiative à l’échelle du campus de la montagne. Déjà, une bonne partie des déchets peut maintenant être recyclée au campus MIL: le papier, le carton et les plastiques mous dans le recyclage classique, mais aussi les plastiques scientifiques durs dans les nouveaux bacs. Certains laboratoires ont aussi pris l’initiative d’acheter des cartons pour récupérer leurs gants en plastique par le programme de Thermo Fisher.
Autre projet à souligner: le remplacement de lampes en fin de vie de microscopes alimentées au mercure, une matière nocive pour l’environnement et pour l’humain, par des diodes électroluminescentes et des lasers, deux technologies moins énergivores et plus durables. «Nous sommes ravis que l’UdeM ait répondu positivement à notre proposition facultaire et nous ait soutenus dans cette démarche permettant de réduire notre impact environnemental et de faire des économies d’énergie importantes», conclut Nicolas Stifani, coordonnateur de la plateforme de microscopie de la Faculté de médecine, qui a porté le projet et participé à sa réalisation.