Un nouvel indicateur important
Codirigé par des collaborateurs de l'Université de l'Alaska à Fairbanks et de l'Université du nord de l'Arizona, le chapitre sur le cycle du carbone dans les terres présente des résultats marquants parmi divers indicateurs climatiques arctiques suivis annuellement par la NOAA.
«L'Arctique se réchauffe jusqu'à quatre fois plus rapidement que le reste de la planète, a dit Sue Natali, scientifique principale de Permafrost Pathways et auteure principale du chapitre sur le cycle du carbone. Nous avons besoin de connaissances précises, globales et exhaustives sur la façon dont les changements climatiques influeront sur la quantité de carbone que l'Arctique absorbe et stocke, et la quantité qu'il rejette dans l'atmosphère, afin de répondre efficacement à cette crise.»
Brendan Rogers, codirecteur de Permafrost Pathways et coauteur du chapitre sur le carbone, a ajouté: «Ces dernières années, nous avons vu comment l'augmentation des incendies de forêt liés aux changements climatiques menace à la fois les communautés et le carbone stocké dans le pergélisol. Maintenant, nous commençons à pouvoir en mesurer l'effet cumulatif sur l'atmosphère et il est marqué.»
L'Arctic Report Card 2024, auquel ont travaillé 97 scientifiques de 11 pays, fait état d’un nombre record d’observations révélant que l’Arctique se réchauffe rapidement, notamment des températures atmosphériques en hausse, le déclin des grands troupeaux de caribous et une augmentation des précipitations. Ces éléments climatiques et d'autres menacent la santé, la subsistance et les foyers de nombreuses communautés autochtones de l'Arctique.
«Le rapport de cette année démontre l'urgence de s'adapter alors que les conditions climatiques changent rapidement, a mentionné Twila Moon, rédactrice en chef du rapport et scientifique adjointe au National Snow and Ice Data Center des États-Unis. Les connaissances autochtones et les programmes de recherche communautaires peuvent mener à des réponses efficaces aux changements rapides de l'Arctique.»