Une initiative internationale d’envergure
Ces propositions ont été formulées dans le contexte des Énoncés de politiques mondiales sur l’IA, un projet commun d’IVADO, le principal consortium de recherche et de mobilisation des connaissances en intelligence artificielle au Canada, et de l’Initiative IA + Société, de l’Université d’Ottawa. Ce projet vise à fournir aux responsables politiques des recommandations de politiques publiques fondées sur des données probantes pour relever les grands défis mondiaux actuels en matière d’IA.
Pour le premier énoncé de cette série, «Quand l’IA s’immisce dans les élections: quatre actions à mettre en œuvre pour protéger leur intégrité et défendre la démocratie», Catherine Régis, professeure à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et directrice de l'innovation sociale et des politiques internationales à IVADO, et Florian Martin-Bariteau, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa et directeur de l’Initiative IA + Société, ont réuni des chercheuses et chercheurs représentant les régions de l’Amérique du Nord, de l’Amérique du Sud, de l’Afrique et de l’Europe.
L’énoncé est disponible à ivado.ca et iasociete.ca. Il est accessible en français et en anglais, et sera traduit en espagnol, en portugais et en italien.
«Cette mobilisation reflète l'importance d'agir, mais représente aussi une occasion unique de contribuer à façonner l'avenir de nos démocraties. En unissant les expertises universitaires à l'échelle internationale, nous pouvons élaborer des solutions qui permettront de préserver l’intégrité des processus démocratiques», souligne Catherine Régis.
«Nos démocraties sont menacées par des ingérences liées à IA qui nécessitent des actions rapides et concrètes de la part de nos responsables politiques tant à l’échelon national que sur la scène internationale. Sans un effort mondial concerté pour aligner les lois, renforcer les capacités et mettre en place des processus pour atténuer les risques liés à l'IA, le Canada et les démocraties du monde entier restent vulnérables», avance Florian Martin-Bariteau.