Des lieux hautement fréquentés
«Nous avons mis en place et évalué un programme préventif intégré qui comprenait un volet communautaire pour améliorer les comportements préventifs et les connaissances de la population», relate Cécile Aenishaenslin. Depuis 2008, la chercheuse travaille sur des interventions cohérentes avec l’approche Une seule santé destinées à prévenir et limiter les zoonoses émergentes, dont les maladies transmises par les tiques.
Les appâts ont été installés à plusieurs endroits (cours privées, bordures de sentiers) dans la ville de Bromont, un partenaire de recherche important. L’équipe de recherche y a inclus du fluralaner, un acaricide utilisé pour protéger les chiens et les chats domestiques des piqûres de tiques. Les tiques qui piquent les souris qui en ont consommé meurent, ce qui brise la chaîne de transmission.
L’étude comprenait également des lieux témoins, où aucun appât n’avait été posé. «Nous voulions montrer que la quantité de tiques et la proportion de celles infectées par la maladie de Lyme seraient moindres là où il y avait des appâts, comparativement à nos emplacements témoins», résume Jérôme Pelletier.