Pas de «zones obscures»
Les trois recteurs ont affirmé que «pour le Québec, c'est fondamental: on ne peut pas se permettre de créer des zones obscures. On doit, au contraire, faire de la recherche dans tous les domaines, apporter plus de connaissances dans tous les secteurs».
La philanthropie sera également essentielle pour aider les universités canadiennes à survivre dans l'environnement politique difficile d'aujourd'hui, selon Daniel Jutras. «Donnez à vos universités, a-t-il lancé, nous avons besoin de votre soutien.»
Le recteur de l’UdeM a rapporté les propos de professeurs qui ont dit être préoccupés par ce qui se passe au sud de la frontière et qui hésitent maintenant à voyager: «Ils ne savent pas trop comment aborder leurs sujets d’étude sur la longue durée et il nous appartient comme recteurs et rectrices de soutenir ces collègues dans leurs efforts en vue de stabiliser leurs programmes de recherche.»
Soulignant la différence entre les libertés d'enseignement et de recherche et la liberté d'expression, les recteurs ont convenu que les universités doivent rester libres de se gouverner de manière responsable et à l'abri de la censure.
«C'est très important que les étudiantes et étudiants comprennent cela, a déclaré Daniel Jutras. Parfois ils utilisent leur liberté d'expression d'une manière qui porte atteinte aux libertés d’enseignement et de recherche en empêchant des conférences de se tenir par exemple. Eux aussi ont la responsabilité de nourrir ces libertés en participant au dialogue universitaire qui respecte la nécessité de l'humilité intellectuelle et de l'espace de discussion, qui est essentiel à l'avancement du savoir.»