Près de la moitié des membres de l’APRUM ont répondu au sondage en ligne lancé au printemps 2025. Ce groupe s’est avéré représentatif sur le plan du genre et des grands secteurs disciplinaires de l’Université. L’âge moyen des répondants était de 76 ans. Les questions portaient sur les trois dernières années ou sur la période écoulée depuis le départ pour les retraites plus récentes.
«On est heureux de voir que nos actions et nos services sont hautement valorisés par nos membres», affirme d’emblée Lucie Richard. La représentation des retraités au comité de retraite, la défense de leurs droits auprès de l’administration et des services de l’Université et la représentation au comité des assurances des retraités sont saluées par une grande majorité des répondants.
Dans un monde où tous sont bombardés d’informations, le bulletin Nouvelles de l’APRUM reste aussi un outil important. Les différentes activités culturelles et scientifiques offertes (visite de l’Herbier Marie-Victorin par exemple) sont également appréciées.
«On peut sortir le prof de l’université, mais pas l’université du prof!»
Le sondage a permis de constater que les retraités restent actifs, notamment dans des activités liées à leur ancien poste de professeur. Les deux tiers poursuivaient des travaux de recherche, de création ou d’érudition. Même chez les retraités de plus longue date, plus de la moitié mèneraient des travaux individuels, prendraient part à des collaborations ponctuelles ou seraient membres (ou responsables) d’une équipe de recherche. «Ça nous a étonnés! Nos membres sont vraiment très actifs. On peut sortir le prof de l’université, mais pas l’université du prof!» remarque Lucie Richard. C’est 62 % des répondants qui avaient publié dans les trois dernières années un livre, un article, un chapitre, un résumé, sans oublier les publications dans les médias ou les réseaux sociaux.
En outre, plus de 4 personnes sur 10 restaient engagées dans le volet enseignement, qu’il s’agisse de donner un cours, en présentiel ou en ligne, d’encadrer des étudiants aux cycles supérieurs ou de participer à des jurys. L’implication reste plus marquée chez les jeunes retraités, mais leurs collègues plus âgés ne sont pas en reste: 13 % de ceux et celles ayant pris leur retraite entre 1984 et 2012 continuaient à contribuer à l’enseignement.
Même à la retraite, les professeures et professeurs participent au fonctionnement de l’Université (instances de gouvernance, comités de travail, mentorat); 41 % disaient réaliser des activités bénévoles en ce sens. «Cela pourrait certainement dénoter un fort sentiment d’appartenance à l’établissement», observe la secrétaire de l’APRUM. De même, près de 60 % mentionnaient prendre part à des activités telles que des conférences, des jurys ou des interventions médiatiques, contribuant ainsi au rayonnement de l’UdeM.
Des membres actifs de la communauté
Non seulement les répondants poursuivent des activités liées à la carrière professorale, mais plusieurs sont bénévoles dans leur communauté. Un peu plus de la moitié offrent leur temps à des groupes communautaires ou d’autres organisations, les femmes un peu plus souvent que les hommes. Une grande proportion des membres (71 %) apportaient de l’aide à une personne de leur entourage, et de façon quotidienne ou presque chez 29 % des sondés.
La majorité des répondants (65 %) ont également dit avoir des loisirs organisés (clubs, cours, activités sportives). Ils ont par ailleurs beaucoup de loisirs individuels. «Sans surprise, ce sont tous de grands lecteurs, mais ils font aussi du sport, du plein air et des activités culturelles», constate Lucie Richard.
Activités intellectuelles et sociales, entraide, bénévolat: «Nos professeures et professeurs retraités mènent des vies bien remplies», résume-t-elle.