Les balbutiements de «KÒSA»
Ce printemps, Rhodnie Désir a présenté les balbutiements de nouvelles œuvres façonnées, entre autres, par des entretiens avec des membres de la communauté de l’UdeM. Il y a quelques semaines, une petite délégation de l’Université a eu la chance d’être invitée aux studios de danse de l’artiste, dans le Quartier latin à Montréal, pour voir éclore une œuvre intitulée KÒSA. Terme créole haïtien qui signifie «ce corps-là», KÒSA propose un grand thème poignant: la mort.
«Voici où nous en sommes après 40 heures de travail de création», a déclaré Rhodnie Désir au petit auditoire. Entourée de ses musiciens, de techniciens, d’une scénographe et d’une troupe de danseurs, elle a interprété des tableaux touchants aux titres évocateurs comme «Portrait de famille» et «Le grand voyage». Ces chorégraphies ont fait surgir toute une gamme d’émotions vis-à-vis de la mort: la frustration, le mystère, la tristesse, la résilience, le lâcher-prise et même la sérénité.
Ces séances privilégiées de dévoilement permettent à l’équipe d’obtenir une rétroaction productive sur l’œuvre en développement. «J’adore faire ces laboratoires de création. Et pour moi, comme artiste, ce n’est pas seulement le spectacle abouti qui est important, c’est autant la démarche que les entrevues documentaires», affirme-t-elle.