Une mutation bien connue, mais aux effets encore flous
Au cœur de cette étude se trouve une mutation fréquente dans les gliomes (un type de cancer du cerveau) modifiant l’activité d’une enzyme nommée IDH1. Cette mutation détourne la fonction normale de l’enzyme et entraîne la production d’un composé atypique: le R-2-hydroxyglutarate (R-2HG).
Ce composé n’est pas anodin. Sa structure chimique lui permet d’interférer avec d’autres enzymes, en particulier celles qui régulent la compaction de l’ADN. Parmi ces cibles, une enzyme retient particulièrement l’attention: KDM4A, un acteur clé de la régulation épigénétique et de la réplication de l’ADN.
«Comprendre comment des anomalies métaboliques perturbent la structure du génome nous permet de mieux saisir les mécanismes précoces de la cancérogenèse et peut-être un jour pourrons-nous les enrayer», estime Frédérick-Antoine Mallette, professeur titulaire au Département de médecine de l'UdeM.