Des lignes directrices détaillées
Timothée Poisot estime que, même si remplir les obligations du système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages demande plus de contrôle et de suivi des utilisateurs et utilisatrices, «ce n’est pas incompatible avec les principes de la science ouverte».
Dans cette visée, son équipe et lui proposent six considérations dans la conception des bases de données, un modèle qu’ils ont appelé LISTEN (pour licensed, identified, supervised, transparent, enforced et non exclusive). On parle alors d’utilisation d’une licence, d’identification des utilisateurs et utilisatrices, d’accès surveillé, de transparence entre les plateformes et les usagers et usagères, de conséquences en cas de violation des accords et de possibilité de participer librement au processus scientifique.
«C’est une opportunité unique de faire avancer la cause de la science ouverte, mais également celle d’un monde plus juste, en meilleure santé, et qui en a fini avec une vision nationaliste de l’accès aux soins et avec les pratiques extractives de pillage des ressources génétiques», plaide Timothée Poisot.