Une nouvelle base de données génétique québécoise multiethnique vient d’être créée grâce à la cohorte CARTaGENE, la plus importante cohorte populationnelle du Québec hébergée au CHU Sainte-Justine et soutenue par Génome Québec.
Dans ce projet mené par Guillaume Lettre, professeur au Département de médecine de l’Université de Montréal et chercheur à l’Institut de cardiologie de Montréal, et une équipe de l’Université McGill, l’ADN de près de 30 000 résidants du Québec a été analysé. Il s’agit d’une vaste collaboration avec plusieurs autres chercheurs et chercheuses de l’UdeM et d’autres universités.
L’objectif: brosser le premier portrait génétique global des Québécoises et Québécois au-delà de la seule population canadienne-française.
«Pendant longtemps, les grandes bases de données génétiques utilisées en recherche et en médecine clinique étaient largement dominées par des populations blanches d’origine européenne. Mais cette vision, bien qu’importante historiquement, ne raconte plus toute l’histoire. Le Québec d’aujourd’hui est diversifié et façonné par des vagues d’immigration», indique Guillaume Lettre, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génétique des maladies cardiovasculaires et du sang.
Car, pour la première fois, le séquençage du génome s’est fait, certes, auprès de participants dont les quatre grands-parents sont nés au Canada, mais aussi en Haïti et au Maroc. Ces banques de données sont ainsi devenues les plus grands projets génétiques au monde portant sur ces deux populations… même s’ils ont été réalisés au Québec.