Une prise en charge multidisciplinaire
C’est au sein de la Clinique de kinésiologie de l’UdeM que le cycliste – qui a lui-même été atteint d’un cancer prostatique à 48 ans – a bénéficié du soutien d’une équipe aux expertises et savoirs diversifiés.
S’il n’est pas un champion olympique, Laurent Proulx reste tout de même un athlète de haut niveau, ayant fait un Ironman à peine un an après l’opération pour son cancer. Il n’en demeure pas moins qu’une préparation méthodique était nécessaire.
Pierre-Mary Toussaint, professeur de clinique à l’EKSAP, et des étudiants et étudiantes du baccalauréat en kinésiologie ont élaboré un programme d’entraînement révisé mensuellement qui avait pour objectif d’améliorer la capacité cardiorespiratoire et l’endurance de Laurent Proulx tout en maintenant sa masse musculaire.
En parallèle, la composition corporelle du cycliste a été analysée et suivie par la professeure Marie-Ève Mathieu, de l’EKSAP, par l’entremise de la technologie d’absorptiométrie à rayons X biphotonique (ou DEXA pour dual-energy X-ray absorptiometry), soit un examen d’imagerie qui mesure les masses osseuse, musculaire et adipeuse.
Pour le volet psychologique, le triathlonien a rencontré Leslie Podlog, également professeur à l’EKSAP, qui l’a guidé dans le renforcement de sa résilience, une qualité primordiale pour supporter de longues périodes solitaires d’effort et, parfois, d’ennui.