Karim Benyekhlef, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et directeur du Laboratoire de cyberjustice, vient d’être nommé à la tête de la Chaire internationale d’excellence 3IA – Intelligence artificielle et droit de l’Université Côte d’Azur pour la période 2025-2027. Cette marque de reconnaissance souligne l’expertise reconnue du professeur à l’échelle internationale dans le domaine des rapports entre le droit, la technologie et l’intelligence artificielle (IA), ainsi que l’apport structurant de ses travaux à l’évolution des systèmes juridiques contemporains.
Dans le cadre des activités scientifiques de la Chaire, le professeur Benyekhlef collaborera étroitement avec le groupe de recherche DL4T (Data Law for Trust), dirigé par la professeure Marina Teller, de l’Université Côte d’Azur. Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique interdisciplinaire forte, à la croisée du droit, de l’informatique et des sciences sociales, et vise à répondre aux défis juridiques posés par le développement rapide des technologies numériques.
Les travaux de recherche s’articuleront autour de trois grands axes. Le premier concerne la mise au point et l’optimisation d’agents conversationnels, tels que le JusticeBot, conçus pour faciliter l’accès au droit et à la justice en offrant des outils d’information juridique accessibles, compréhensibles et adaptés aux besoins de la population. Le deuxième axe portera sur les modes de régulation de l’intelligence artificielle, notamment par le recours à des mécanismes techniques intégrés dès la conception des systèmes afin d’assurer un encadrement juridique efficace, cohérent et conforme aux valeurs démocratiques. Enfin, le troisième axe proposera une réflexion approfondie sur l’utilisation des réalités virtuelle et augmentée dans le champ de la justice, tant pour la formation des acteurs juridiques que pour l’amélioration des processus judiciaires.
En conjuguant les dimensions théoriques du raisonnement juridique et les applications concrètes de l’intelligence artificielle dans le domaine du droit, ces travaux visent l’élaboration d’une méthodologie rigoureuse permettant une utilisation raisonnée, utile, transparente et respectueuse des droits fondamentaux liés aux technologies d’IA. Par cette collaboration, les équipes du groupe de recherche DL4T et du Laboratoire de cyberjustice entendent contribuer activement au renforcement de l’accès au droit et à la justice, pilier fondamental de l’État de droit à l’ère numérique.