Cadeaux pour les enfants comme pour les parents, nourriture santé, tuques et mitaines tricotées par des personnes âgées, jeux et maquillage, le tout dans une ambiance féérique… C’est ce à quoi ont eu droit des dizaines de familles, soit près de 120 personnes, qui ont participé à l’évènement Mon souper de Noël le 20 décembre dernier.
Laurie-Anne Lalonde, Coralie Marier, Florence Emard, Lara Tu-Tam Nguyen, Léanne Poignonnec et Marianne Larose, six étudiantes du baccalauréat en sciences infirmières du campus de l’Université de Montréal à Laval, voulaient marquer de belle façon leur troisième et dernière année de formation. L’idée a germé dans le cours Expériences des santés des communautés, qui aborde des notions de santé communautaire, de réduction des inégalités sociales de santé et le rôle des infirmières dans la promotion de la santé et la prévention de la maladie.
«La chargée de cours, Hélène Durocher, était très inspirante», raconte Lara Tu-Tam Nguyen. Il faut dire que l’étudiante et sa mère avaient elles-mêmes organisé un souper de Noël à plus petite échelle pour des personnes en difficulté avant la pandémie; la jeune femme n’en était donc pas à sa première expérience de bénévolat. «Étant donné leur intérêt pour la santé communautaire, je savais que mes collègues adoreraient l’idée d’organiser un souper comme ça», poursuit-elle.
De la théorie à la pratique
Inspirées par le cours et encouragées par Hélène Durocher, les six amies ont mis en branle leur projet en mai 2025. «Nous voulions trouver un moyen d’appliquer la théorie vue dans nos cours et de poser une action concrète pour notre communauté», indique Laurie-Anne Lalonde. De la recherche du financement à la location de la salle en passant par le contact avec les familles lavalloises, la recherche de partenaires et de commanditaires, elles ont consacré des centaines d’heures au projet. «On s’est lancé le défi de donner un cadeau personnalisé à chaque enfant», souligne Coralie Marier.
Après avoir récolté plus de 4000 $ via une campagne de sociofinancement, les étudiantes ont communiqué avec plusieurs organismes communautaires et de soutien pour recruter des participants. «Les publications sur les réseaux sociaux n’étaient pas suffisantes pour joindre notre public cible», remarque Léanne Poignonnec.
En plus d’offrir un moment festif, les futures infirmières souhaitaient promouvoir certaines valeurs. Des livres reçus ou achetés à bas prix ont par exemple été donnés pour encourager la lecture. «C’était important de faire aussi la promotion d’une saine alimentation, surtout pour cette clientèle vulnérable, qui n’a pas toujours accès à des aliments de haute qualité», ajoute Florence Emard. Elles ont réussi à servir un repas équilibré grâce à la contribution du père d’une collègue de classe. Équilibré, mais abondant: toutes les familles sont reparties les mains pleines, autant de nourriture que de cadeaux.