Stéphane Dion est le nouveau «diplomate en résidence» de l'UdeM

En 5 secondes L'ancien professeur de science politique, trois fois ministre fédéral et, jusqu'à récemment, ambassadeur du Canada en France, transmettra son expérience à la communauté de l’UdeM.
Stéphane Dion

Stéphane Dion revient à l'Université de Montréal.

Réinstallé dans la métropole après avoir passé près d'une décennie en Europe, l'ancien ministre fédéral et ambassadeur en Allemagne et en France a accepté un poste de «diplomate en résidence» à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal. 

Il se tiendra à la disposition du personnel enseignant et de la communauté étudiante pour discuter de sujets dans lesquels il est expert: la politique étrangère, le leadership politique, l'administration publique et l'environnement, notamment la crise mondiale de l'eau.

«La vocation d'une université est éternelle, c'est-à-dire de défendre des lieux de débat où l'on peut faire avancer la science. Je suis de retour ici pour y contribuer», a déclaré Stéphane Dion, diplômé de l'Université Laval, qui a enseigné la science politique à l'Université de Montréal de 1984 à 1996.

«Il est normal que les politologues retournent à l'université à un titre ou à un autre après avoir mis fin à leur carrière dans la fonction publique et, à l'UdeM, je ferai ce qu'on attend de moi: apporter mon expertise», a-t-il indiqué.

Sur des sujets aussi variés que les changements climatiques et la gestion des ressources en eau dans le monde («le défi de notre siècle») ou encore la démocratie et la paix ainsi que la sécurité internationale en Europe, Stéphane Dion mettra sa vaste expérience et sa notoriété au service de la communauté universitaire.

«Je pourrai transmettre mon expérience dans différents cours, à l’invitation de professeurs ou de professeures; je participerai à des conférences ou j'en donnerai peut-être moi-même, a-t-il dit. J'aiderai les étudiantes et les étudiants dans leurs projets de recherche sur lesquels je pourrais avoir un point de vue éclairé. Je serai essentiellement ouvert et disponible pour tous.»

La personne idéale

L'Université n'a jamais eu de «diplomate en résidence» auparavant, mais Stéphane Dion est la personne idéale pour tenir ce nouveau rôle, selon le recteur de l'UdeM, Daniel Jutras.

«Tout le monde peut bénéficier de la riche expérience de M. Dion, qu'il s'agisse de le voir au CÉRIUM [Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal] ou à la Maison des affaires publiques et internationales, par exemple, ou encore derrière un lutrin ou dans des tables rondes sur les politiques publiques», a-t-il mentionné. 

«Nous avons déjà la chance d'avoir des experts de haut niveau ici, à l'UdeM, a ajouté Frédéric Bouchard, doyen de la Faculté des arts et des sciences. Le fait de compter désormais dans nos rangs un expert en matière de diplomatie est un atout incroyable pour nos étudiants et nos étudiantes et l'ensemble de notre communauté.»

Stéphane Dion ne revient pas enseigner en tant que membre du personnel. «Je ne veux pas m'imposer une responsabilité d'enseignement trop lourde et, de toute façon, je ne veux pas me faire d'illusions: 30 ans, c'est long quand on est éloigné du quotidien de la vie universitaire», a-t-il souligné.

En tant que député de la circonscription montréalaise de Saint-Laurent, Stéphane Dion s'est illustré à titre de ministre des Affaires intergouvernementales du Canada de 1996 à 2003, rédigeant la «loi sur la clarté» sur la sécession du Québec adoptée au début de l'année 2000, et a été ministre de l'Environnement du Canada de 2004 à 2006.

Dans le cadre de cette dernière fonction, il a présidé le sommet des Nations unies sur les changements climatiques (COP11) à Montréal en 2005. 

Stéphane Dion a dirigé le Parti libéral du Canada en 2007 et 2008, a été ministre des Affaires étrangères en 2017, ambassadeur en Allemagne de 2017 à mi-2022, puis ambassadeur en France et à Monaco et envoyé spécial du premier ministre du Canada en Europe jusqu'à la mi-décembre 2025.

Avec sa conjointe, Janine Krieber (elle-même ancienne politologue qui a enseigné à l'Université Laval et au Collège militaire royal de Saint-Jean), il est revenu à Montréal avant Noël pour s'installer à nouveau dans leur maison du centre-ville de Montréal. 

Pendant ses temps libres, il fait de la raquette dans les environs du chalet familial près de Nominingue, à 200 km au nord de Montréal, une activité qui reflète sa nouvelle vie.

«On ne ressent pas le frisson de la vitesse, mais on a la liberté d'aller où l’on veut, a expliqué Stéphane Dion. On s'enfonce dans la forêt – avec un GPS, par mesure de sécurité –, on lit les traces laissées par les animaux et l’on fait des découvertes extraordinaires.»

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