Et si la communauté étudiante aidait les services policiers à résoudre des crimes non élucidés? C’est le projet qu’a mis sur pied Vincent Denault, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. «Avant même mon arrivée à l’Université, en 2024, j’avais eu vent de l’existence de ce genre d’initiatives ailleurs dans le monde et je me disais que ça pourrait être intéressant de tenter l’expérience à l’UdeM», raconte-t-il.
Après plusieurs échanges avec d’autres universités offrant des expériences d'apprentissage similaires, Vincent Denault a communiqué avec le lieutenant par intérim Éric Bolduc, responsable de la Division des disparitions et des dossiers non résolus à la Sûreté du Québec (SQ). La réponse de celui-ci a été enthousiaste; il faut dire que, depuis une dizaine d’années, la SQ redouble d’efforts pour dénouer les affaires de meurtre non résolues. Entre 2016 et aujourd’hui, la plupart des quelque 800 dossiers non classés ont été analysés, mais environ 70 n’avaient pas été examinés. «Ça fait assez longtemps que je travaille sur des cas non résolus et je sais à quel point c’est difficile de régler ces dossiers-là», note Éric Bolduc. La contribution étudiante était donc bienvenue.
Après un appel de candidatures très populaire, cinq étudiants et étudiantes de deuxième et troisième année de l’École de criminologie ont été sélectionnés pour participer au projet ADN-REC (pour Analyse de dossiers non résolus à l’École de criminologie). Tout au cours de cette session d’hiver, au rythme d’une journée par semaine, ils se déplacent à la Division des disparitions et des dossiers non résolus à Boucherville pour accomplir ce travail bénévole. Il peut être crédité dans le cadre du cours Expérience pratique.