Le professeur du Département de science politique de l’Université de Montréal Éric Montpetit devient président par intérim du conseil d’administration (CA) du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Il succède à Normand Labrie, qui lui-même assurait l’intérim de la présidence du CRSH, assisté de Sylvie Lamoureux, chef des opérations et vice-présidente à la recherche. Le CRSH est l’organisme subventionnaire fédéral qui finance la recherche en sciences humaines et sociales, autant par des fonds de recherche que par des bourses aux cycles supérieurs. «C’est un organisme très important pour les universités», souligne Éric Montpetit, qui est aussi vice-doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’UdeM.
Éric Montpetit siégeait depuis 2024 au conseil d’administration du CRSH, pour un mandat d’une durée de trois ans. Pendant son intérim, il présidera les réunions du CA et du conseil de direction, en plus d’être membre observateur du comité de programmes et de participer aux activités de coordination des deux autres conseils de recherche du Canada (soit les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada). «C’est toujours un défi de défendre les sciences humaines et sociales. Il y a des discussions importantes à Ottawa en ce moment autour du financement de la recherche et je suis heureux de pouvoir contribuer à cette réflexion», dit-il.
Les travaux d’Éric Montpetit portent sur la politique de l’expertise lors de l’élaboration des politiques publiques. Ses travaux les plus récents concernent la crise de la COVID-19. Il s’est aussi intéressé aux biotechnologies, à la protection de l’environnement et à l’énergie. «L’influence des sciences humaines et sociales ne se mesure pas toujours en argent sonnant, mais leurs disciplines se révèlent essentielles pour que nous puissions agir intelligemment sur le monde, une nécessité dans le contexte politique actuel», conclut-il.