Bibliothèques de l’UdeM: trois nouveaux outils d'IA au service de la recherche documentaire

En 5 secondes Les Bibliothèques de l'UdeM rendent accessibles trois outils d’IA pour soutenir la recherche documentaire avec, en ligne de mire, la fiabilité, l’accessibilité et le respect des droits d'auteur.

L'intelligence artificielle (IA) transforme en profondeur la façon dont on peut accéder à l'information scientifique, et les Bibliothèques de l'Université de Montréal entendent accompagner ce virage. 

C’est pourquoi trois nouveaux outils d'IA sont désormais accessibles à l'ensemble de la communauté de l’UdeM grâce à des licences acquises par les Bibliothèques. Ce déploiement soutient l’évolution des pratiques de recherche documentaire en favorisant une exploration assistée par l’IA, plus efficace et ancrée dans les corpus scientifiques. 

«C'est au cœur de la production et de la circulation de l'information que l'IA intervient, souligne Martin Sévigny, directeur de la recherche et des initiatives numériques aux Bibliothèques de l'UdeM. C'est une évolution naturelle, pour nous, d'offrir ces outils à notre communauté.» 

Ces nouveaux services s'inscrivent dans un engagement plus large des Bibliothèques en matière d'intelligence artificielle, qui comprend de la formation et de l'accompagnement dans toutes les disciplines – une mission que les Bibliothèques de l'UdeM remplissent depuis longtemps et qui s’appuie sur un principe d’équité d’accès, sans abonnement individuel requis pour les membres de la communauté universitaire. 

Fiabilité, transparence, droits d'auteur 

L'acquisition de licences institutionnelles répond à trois préoccupations concrètes. La première concerne la fiabilité de l'information.  

«Les bibliothécaires ont toujours aidé la communauté à évaluer la crédibilité des sources et, avec les outils de l’intelligence artificielle générative qui synthétisent l'information à partir de vastes corpus, cette mission prend une dimension nouvelle, mentionne Martin Sévigny. La façon de valider la fiabilité n'est pas la même.» 

La deuxième préoccupation a trait à la transparence dans l'utilisation de l'IA. Les Bibliothèques ne dictent pas les règles d'usage propres à chaque discipline – c'est l'affaire des départements et des programmes –, mais elles peuvent outiller la communauté pour analyser le recours à ces technologies et faciliter leur adoption. 

Le troisième enjeu est le respect des droits d'auteur et des renseignements personnels. Les outils retenus fonctionnent à partir de contenus dont les licences ont été respectées et n’utilisent pas les données qu’on leur transmet, ce qui protège à la fois les membres de la communauté universitaire et les auteurs des travaux consultés.  

«C'est particulièrement important dans un contexte où des outils grand public peuvent entraîner le partage non autorisé de documents protégés, tels les plans de cours, les présentations et les lectures obligatoires soumis par le corps professoral», illustre Martin Sévigny.

Trois outils complémentaires

Les trois outils choisis couvrent des besoins différents et se complètent. 

LeapSpace donne accès à des millions d'articles scientifiques et à leurs métadonnées. L'interface permet de poser des questions dans la langue de son choix, de comparer des méthodologies, de créer des tableaux synthétiques et d'affiner progressivement une recherche. Sa force réside dans l'étendue de son corpus.  

L'outil appartient à l’éditeur Elsevier, ce que reconnaît volontiers Stéphanie Gagnon, directrice des Bibliothèques. «On aurait assurément préféré une source canadienne à but non lucratif ou adoptant un modèle économique plus près des valeurs de la science ouverte, mais nous avons évalué que la polyvalence et l'efficacité de l'outil en valaient le coût pour notre communauté de recherche», dit-elle tout en émettant le souhait que des solutions de remplacement canadiennes se développent. 

Le deuxième outil, Consensus, est déjà bien connu dans plusieurs disciplines et il est particulièrement utile pour la réalisation de revues systématiques, notamment en sciences de la santé. 

Undermind, enfin, se distingue par ses performances en sciences humaines et sociales. Comme Consensus, il donne accès à un vaste ensemble de métadonnées et de contenus en libre accès, mais avec une profondeur adaptée aux besoins propres à ces disciplines. 

Un accompagnement pour aller plus loin 

Le lancement de ces trois nouveaux outils documentaires d’IA est assorti d’une large offre de services, composée notamment de formations, d’un guide et d'un accompagnement personnalisé. Les bibliothécaires de l'UdeM restent disponibles pour aider la communauté à tirer le meilleur parti de ces ressources et à développer un regard critique sur les résultats qu'elles produisent. «Nous pouvons éclairer tant les étudiants et étudiantes que la communauté enseignante», insiste Martin Sévigny. 

Ces outils sont dès maintenant accessibles via le portail des Bibliothèques de l'UdeM.

Un évènement virtuel à ne pas manquer le 21 mai

Le 21 mai, de 14 h à 15 h, les Bibliothèques de l'Université de Montréal tiennent un évènement virtuel pour présenter leurs nouveaux outils et leur offre de services bonifiée en intelligence artificielle générative (IAG). Intitulée «Vers une recherche documentaire augmentée: nouveaux outils et services IAg de pointe aux bibliothèques de l'UdeM», cette rencontre s'adresse à toute la communauté universitaire souhaitant mieux intégrer l'IAG à ses pratiques de recherche documentaire. 

Pour s’inscrire

En complément, des séances d’initiation seront offertes

Un guide sur l’IAG a également été mis à jour afin de faciliter la prise en main des outils et de répertorier leurs usages.

Votre bibliothécaire disciplinaire est également présent pour vous soutenir.

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