L'intelligence artificielle (IA) transforme en profondeur la façon dont on peut accéder à l'information scientifique, et les Bibliothèques de l'Université de Montréal entendent accompagner ce virage.
C’est pourquoi trois nouveaux outils d'IA sont désormais accessibles à l'ensemble de la communauté de l’UdeM grâce à des licences acquises par les Bibliothèques. Ce déploiement soutient l’évolution des pratiques de recherche documentaire en favorisant une exploration assistée par l’IA, plus efficace et ancrée dans les corpus scientifiques.
«C'est au cœur de la production et de la circulation de l'information que l'IA intervient, souligne Martin Sévigny, directeur de la recherche et des initiatives numériques aux Bibliothèques de l'UdeM. C'est une évolution naturelle, pour nous, d'offrir ces outils à notre communauté.»
Ces nouveaux services s'inscrivent dans un engagement plus large des Bibliothèques en matière d'intelligence artificielle, qui comprend de la formation et de l'accompagnement dans toutes les disciplines – une mission que les Bibliothèques de l'UdeM remplissent depuis longtemps et qui s’appuie sur un principe d’équité d’accès, sans abonnement individuel requis pour les membres de la communauté universitaire.
Fiabilité, transparence, droits d'auteur
L'acquisition de licences institutionnelles répond à trois préoccupations concrètes. La première concerne la fiabilité de l'information.
«Les bibliothécaires ont toujours aidé la communauté à évaluer la crédibilité des sources et, avec les outils de l’intelligence artificielle générative qui synthétisent l'information à partir de vastes corpus, cette mission prend une dimension nouvelle, mentionne Martin Sévigny. La façon de valider la fiabilité n'est pas la même.»
La deuxième préoccupation a trait à la transparence dans l'utilisation de l'IA. Les Bibliothèques ne dictent pas les règles d'usage propres à chaque discipline – c'est l'affaire des départements et des programmes –, mais elles peuvent outiller la communauté pour analyser le recours à ces technologies et faciliter leur adoption.
Le troisième enjeu est le respect des droits d'auteur et des renseignements personnels. Les outils retenus fonctionnent à partir de contenus dont les licences ont été respectées et n’utilisent pas les données qu’on leur transmet, ce qui protège à la fois les membres de la communauté universitaire et les auteurs des travaux consultés.
«C'est particulièrement important dans un contexte où des outils grand public peuvent entraîner le partage non autorisé de documents protégés, tels les plans de cours, les présentations et les lectures obligatoires soumis par le corps professoral», illustre Martin Sévigny.