La façon dont les couples réagissent au stress peut être aussi importante que le stress lui-même.
Deux nouvelles études canadiennes démontrent que les couples de la diversité sexuelle et de genre (DSG) – comprenant des personnes homosexuelles, gaies, bisexuelles, transgenres et non binaires – récupèrent plus efficacement du stress aigu et affichent des comportements de soutien plus engagés et mieux coordonnés que les couples hétérosexuels cisgenres.
Selon leurs auteurs, rattachés à l’Université de Montréal, ces études, publiées séparément dans Biopsychosocial Science and Medicine et Psychoneuroendocrinology, offrent l’un des examens les plus détaillés à ce jour du stress comme processus biologique à deux volets.
Le stress aigu active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, qui libère le cortisol, hormone du stress dite «de la lutte ou de la fuite», pour mobiliser l’énergie. Bien que cette réponse soit adaptative, une récupération prolongée ou mal régulée est associée à des conséquences néfastes sur la santé physique et la santé mentale.
Dans ces études, les couples ont été placés dans une pièce pendant deux heures; l'un des partenaires devait répondre à une série de questions standardisées destinées à déclencher la sécrétion du cortisol, tandis que l'autre jouait un rôle de soutien.
Sept prélèvements salivaires répétés ont ensuite été effectués auprès de chaque participant, ce qui a permis aux équipes de recherche de suivre simultanément les variations de cortisol des deux partenaires. La physiologie du stress peut ainsi être étudiée à l’échelle du couple plutôt qu’à celle de l’individu.