C'est un début: 185 000 $ pour la recherche de nouveaux médicaments contre la SLA

En 5 secondes Née à l'UdeM, une entreprise de biotechnologie fait partie des 20 équipes de recherche internationales en lice pour le Longitude Prize on ALS, un prix décerné au Royaume-Uni.
On estime que de 2000 à 4000 personnes sont atteintes de SLA et qu'environ 1000 en meurent chaque année, au Canada.

Espoir Biosciences, une entreprise de biotechnologie de Longueuil dérivée de l'Université de Montréal et du Centre de recherche du CHUM, figure parmi les 20 équipes internationales sélectionnées en vue de concourir pour le Longitude Prize on ALS.

Lancé en 2025 et géré par Challenge Works, une division de la fondation britannique Nesta, le concours est un défi mondial, d’une valeur de 14 M$, visant à découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Chaque équipe sélectionnée, dont celle de Montréal, reçoit d'abord un Discovery Award, doté d’une bourse de 185 000 $, et bénéficie d’un accès aux ensembles de données du concours et à un ensemble de services d'assistance technique pour mener à bien ses travaux de calcul.

L'an prochain, 10 équipes passeront à une deuxième étape avec un financement de 370 000 $ chacune et, en 2028, 5 équipes recevront 922 000 $ chacune pour valider en laboratoire les cibles au plus fort potentiel.

«C'est une reconnaissance importante de la recherche sur la SLA menée à l'Université de Montréal et un exemple concret de l'écosystème universitaire montréalais qui forme et soutient les talents qui fondent les entreprises de demain», a déclaré Alex Parker, professeur de neurosciences à l’UdeM. Il est cofondateur d'Espoir Biosciences, qui se présente comme une entreprise vouée à la «réparation de l'intérieur: thérapies à base d'ARN pour les maladies neurodégénératives».

«Dans ce concours, nous serons aux côtés d'équipes internationales de premier plan, dont de grandes sociétés pharmaceutiques, des universités de renommée mondiale et des laboratoires d'intelligence artificielle parmi les plus avancés, pour trouver de nouveaux traitements contre la SLA», a ajouté Gilles Tossing, qui a fait ses recherches postdoctorales au laboratoire d'Alex Parker avant de s'associer à lui pour fonder l'entreprise en décembre 2025 avec son collègue Constantin Bretonneau, aussi postdoctorant.

Également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig, la sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative rare qui touche environ 352 000 personnes dans le monde, principalement des hommes de plus de 60 ans, et pour laquelle il n'existe aucun remède connu. Ses symptômes comprennent une raideur musculaire progressive, des spasmes, une faiblesse et une atrophie menant au décès, généralement dans les deux à quatre ans suivant l'apparition de la maladie. 

Au Canada, on estime que de 2000 à 4000 personnes sont atteintes de la SLA et qu'environ 1000 en meurent chaque année.

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