La recherche sur le syndrome de l’X fragile progresse

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Une collaboration internationale met en lumière une nouvelle cible thérapeutique pour le syndrome de l’X fragile, à l’origine de l’autisme et de la déficience intellectuelle.
Neurone du cerveau d'une souris ayant participé à l'étude.

Un article récemment publié dans la revue Neuron ouvre une voie prometteuse pour le traitement du syndrome de l’X fragile, la cause génétique la plus fréquente de déficience intellectuelle et d’autisme chez les garçons. Ce travail est le fruit d’une collaboration entre le laboratoire du DCarlos Portera-Cailliau, de l’Université de Californie à Los Angeles, et l'équipe du défunt professeur Roberto Araya, de l’Université de Montréal. 

Réalisée sur des souris, cette étude préclinique montre que la protéine EPAC2 est produite en plus grande quantité dans le cerveau des souris atteintes du syndrome. Le blocage de cette protéine permet d’améliorer à la fois le fonctionnement cérébral et certains comportements associés, notamment l’hypersensibilité sensorielle, les interactions sociales et la susceptibilité aux crises. En raison de son expression principalement limitée au cerveau, la protéine EPAC2 représente une cible thérapeutique particulièrement intéressante.

Une expertise clé

Le laboratoire de Roberto Araya a joué un rôle déterminant dans cette collaboration: «Notre équipe a été sollicitée pour mener des expériences biochimiques complexes visant à caractériser l’expression de la protéine EPAC2 dans les synapses neuronales ainsi que les signaux cellulaires modifiés par le traitement», explique Soledad Miranda-Rottmann, coauteure de l’étude et professionnelle de recherche au sein du laboratoire.  

Cette collaboration avait vu le jour à la suite de la parution, en 2023, d'un article majeur portant sur le traitement par le cerveau des signaux sensoriels dans un modèle de ce même syndrome. 

À la mémoire de Roberto Araya

L’équipe souhaite dédier cette nouvelle publication à la mémoire de Roberto Araya (1974-2024), chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine et professeur au Département de neurosciences de l’UdeM, dont les travaux ont contribué de façon significative à l’avancement des connaissances en neurosciences.  

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