Quatre nominations à la codirection scientifique d’Une seule santé

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Les professeurs Cécile Aenishaenslin, Malek Batal, Marie-Ève Bouthillier et Jean-François Lapierre ont été nommés à la codirection scientifique de l’Initiative Une seule santé.
Les professeurs Cécile Aenishaenslin, Malek Batal, Marie-Ève Bouthillier et Jean-François Lapierre

Quatre professeurs de diverses disciplines ont été nommés à la codirection scientifique de l’Initiative Une seule santé de l’Université de Montréal. Il s’agit de Cécile Aenishaenslin, du Département de pathologie et microbiologie de la Faculté de médecine vétérinaire; Malek Batal, du Département de nutrition de la Faculté de médecine et du Département de médecine sociale et préventive de l’École de santé publique; Marie-Ève Bouthillier, du Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine et chercheuse au Centre de recherche du CHUM; ainsi que Jean-François Lapierre, du Département de sciences biologiques de la Faculté des arts et des sciences.

«Une seule santé est une approche qui a été soutenue par la base à l’Université de Montréal et, maintenant qu’elle est vraiment établie, elle y retourne à travers la codirection scientifique, qui contribuera, pour un mandat de trois ans, à la faire vivre et à la développer dans tout l’écosystème, du local au mondial», se réjouit Luc Stafford, vice-recteur adjoint à la recherche et à l’innovation.

«Pour relever ce défi, nous avons reçu 14 excellents dossiers de candidature, ce qui témoigne de l’intérêt et de la mobilisation de la communauté à l’égard du projet», remarque Julie Carrier, vice-rectrice adjointe aux études supérieures et postdoctorales.

L’un des critères de sélection a été l’excellence et le leadership reconnus en recherche et en formation dans des contextes transdisciplinaires et dans des projets collectifs d’envergure. «Ce sera un réel travail de collaboration avec l’ensemble de notre communauté parce qu’il y a énormément à construire, précise Luc Stafford. Nous avons besoin de l’engagement et des idées de tous ceux et celles qui gravitent autour des thèmes liés à l’approche Une seule santé.»

Des actions en recherche

Cette première équipe de codirection scientifique, que soutiendra une équipe de coordination dirigée par Nicolas Macia, appuiera le développement, la cohérence et le rayonnement de l’Initiative Une seule santé aux échelles locale, nationale et internationale.

«Nous souhaitons, par exemple, créer des conditions favorables à la mise en œuvre de nouveaux projets de recherche d’envergure, qui sont par définition intersectoriels, ou à notre participation à des projets de l’extérieur grâce à une meilleure mobilisation de l’écosystème, indique Luc Stafford. On peut penser au Canada au Fonds Nouvelles frontières en recherche et en Europe aux nombreuses possibilités créées par le programme Horizon Europe.» 

Mise sur pied de formations

Un autre grand volet de l’Initiative Une seule santé est celui des formations. «Les quatre personnes à la codirection scientifique travailleront à faire connaître les nouveaux programmes Une seule santé conçus de manière interfacultaire, affirme Julie Carrier. Il faut que l’Initiative percole.»

Ainsi, grâce au groupe de travail sur la formation aux cycles supérieurs piloté par Cécile Aenishaenslin, un nouveau doctorat est en train d’être élaboré par plusieurs facultés et écoles. «Ce programme phare sera une première au Canada», dit Julie Carrier. Il y a aussi une école d’été Une seule santé offerte depuis 2024 et un microprogramme de troisième cycle Une seule santé vient d’être adopté et sera lancé à l’automne 2027.

L’UdeM souhaite également consolider d’autres types de formations dans le domaine. Parmi elles figurent la Formation limnologique orientée sur le marché du travail, sous la direction de Jean-François Lapierre; le Programme canadien de formation Une seule santé sur les zoonoses émergentes (connu sous le nom de Canopy), codirigé par Cécile Aenishaenslin; le cours en ligne ouvert à tous sur les systèmes alimentaires durables, créé par Malek Batal; ainsi que la création de postdoctorats en éthique codirigés par Marie-Ève Bouthillier. De plus, la professeure aimerait permettre à sa communauté étudiante de se former au-delà de sa discipline, par exemple en encourageant les codirecteurs scientifiques à intervenir dans des cours ou des séminaires de programmes qui ne sont pas directement liés à Une seule santé.

Ainsi, l’approche Une seule santé pourra être intégrée dans différentes formations et davantage de grands projets de recherche. Et grâce à la mobilisation de l’écosystème, l’UdeM pourra plus facilement attirer de grands évènements et conférences à Montréal associés à cette thématique.

«C’est vraiment une chance de pouvoir miser sur cette codirection scientifique composée de ces quatre grandes références dans leur discipline qui seront des porteurs de ballon pour tout leur secteur au sein de l’Initiative Une seule santé, conclut Luc Stafford. Ils joueront un rôle clé en étroite collaboration avec le Vice-rectorat à la recherche et à l’innovation, le Vice-rectorat principal, aux affaires étudiantes et aux études ainsi que le Vice-rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples, qui continueront de soutenir l’écosystème et de faciliter son développement stratégique.»

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