Suivant l’air du temps, la culture du vélo à l’Université a beaucoup évolué. «Au début, il y avait du vélo, mais peu d’installations sur le campus de la montagne, comme dans la ville. Faire du vélo, c’était dangereux. Il y a eu des efforts de tous les côtés», raconte Stéphane Béranger. La Direction des immeubles a conçu plusieurs projets et des contributions du Fonds d’amélioration de la vie étudiante ont permis des avancées. «L’idée n’est pas de s’opposer à la voiture, mais de faciliter l’utilisation du vélo. Les automobilistes ne sont pas des ennemis», ajoute-t-il.
Ces efforts ont valu à l’UdeM la certification argent du mouvement Vélosympathique, qui reconnaît les actions réalisées pour encourager le vélo. L’établissement vise maintenant la certification or. Le dernier plan institutionnel d’aménagement des lieux extérieurs prévoit, à terme, l’aménagement d’une voie partagée piétons-cyclistes à travers le campus de la montagne.
Les campus de l’UdeM comptent près de 2500 places de stationnement pour vélos, une dizaine de bornes de réparation et 5 rampes à vélo conçues pour faciliter le transport des vélos dans les escaliers. L’installation d’abris sécurisés et couverts figure parmi les améliorations souhaitées. «La venue des Mondiaux donne, depuis le printemps, un élan à la bonification des installations cyclables sur la montagne», précise le coordonnateur au développement durable.
L’arrivée du Bixi, et particulièrement des Bixi électriques, a facilité les déplacements sur un campus marqué par de fortes pentes. Stéphane Béranger a lui-même délaissé le vélo personnel au profit du Bixi depuis quelques années. «Avec les Bixi électriques, je n’ai plus d’excuses!» dit-il. Une douzaine de stations se trouvent sur les campus de l’UdeM, sans oublier le carrefour Bixi, un conteneur qui permet la réparation rapide des vélos Bixi. Et aux étudiants étrangers, UniversCyclo propose de prêter des vélos durant la belle saison.