Deux grandes familles de modèles
Pendant plus d’un an, l’équipe a suivi la découverte de 40 nouvelles espèces de chauves-souris porteuses d’un bétacoronavirus, ce qui a permis de valider les prévisions initiales des modèles en les actualisant à mesure que de nouvelles données devenaient disponibles.
«Nous avons d’abord constaté, avec surprise, que les modèles n’étaient pas d’accord entre eux et qu’ils affichaient tous certains biais, souligne Timothée Poisot. Puis, nous avons découvert que, au lieu d’être distribués au hasard, les modèles statistiques se divisaient en deux grandes familles, soit ceux reposant sur les interactions ou réseaux dont les prédictions vont de bonnes à moins bonnes, et ceux basés sur les caractéristiques des espèces de chauves-souris qui offrent de bonnes prédictions.»
Pour créer un modèle prédictif plus fiable, l'équipe de recherche a «nettoyé» les modèles pour ensuite les intégrer dans un modèle d’ensemble. Après un an, le modèle est parvenu à désigner plus de 400 espèces de chauves-souris dans le monde qui pourraient être des hôtes non détectés de bétacoronavirus.