En 2012, l’Assemblée générale des Nations unies a désigné le 6 février Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales. Afin de souligner cette journée, le Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec, en collaboration avec la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie et Action femme Afrique de l’Outaouais, organise une rencontre le lundi 7 février afin de discuter de l’état des lieux des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) au Québec. L’une des conférencières invitées est Bilkis Vissandjée, professeure à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et membre de l’équipe de l’Unité de santé internationale de l’École de santé publique de l’UdeM (ESPUM) depuis de nombreuses années.
À cette occasion, nous lui avons posé quelques questions*.
*Dans le cadre de cet échange, l’expression «mutilation génitale féminine/excision» (MGF/E) sera employée afin de faire référence à ces pratiques traditionnelles. Différents termes peuvent être utilisés dans ce contexte et il est important que le choix des mots se fasse selon une approche inclusive et respectueuse des complexités éthiques et des trajectoires différenciées des femmes et des filles concernées.