Afin de fournir des conseils crédibles aux femmes enceintes ou allaitantes, les scientifiques, les professionnels de la santé et les conseillères en allaitement ont besoin d'information. Les chercheurs pensent qu'un programme national de surveillance du lait maternel est nécessaire à long terme pour les obtenir et les diffuser.
En outre, davantage de données et de ressources seraient nécessaires pour soutenir la prise de décision concernant les risques et les avantages de l'allaitement. Ces informations seraient également essentielles pour les agences de santé publique afin de formuler des recommandations aux individus, aux cliniciens et aux communautés.
Des études visant à mesurer des PFAS dans des échantillons de lait et de sérum prélevés au même moment chez des femmes allaitantes seraient d’une valeur inestimable pour raffiner l’évaluation de l’exposition des nourrissons et valider l’analyse présentée dans l’article: «Il est grand temps que nous ayons une meilleure compréhension du transfert des produits chimiques de l'environnement vers le lait maternel, une source exceptionnelle d'alimentation des nourrissons», déclarent les auteurs de l’étude.
D’ailleurs, plusieurs agences gouvernementales – dont la U.S. Environmental Protection Agency et Santé Canada – révisent actuellement leur analyse du risque pour plusieurs de ces contaminants. D’autre part, un comité des National Academies of Sciences Engineering Medicine, auquel siège Marc-André Verner, se penche sur l’élaboration de lignes directrices pour les médecins traitant des patients exposés aux PFAS.
Plusieurs auteurs de l’étude, dont la Dre Fenton et le professeur Verner, viennent de lancer de nouvelles études visant à mesurer les concentrations de PFAS dans le lait maternel en collaboration avec le professeur Sébastien Sauvé, de l’Université de Montréal. Les chercheurs mesureront notamment un large éventail de PFAS dans des échantillons provenant de banques de lait maternel.