Crétin, débile, imbécile, sot, abruti, bête, con, innocent, nigaud, niaiseux: l’étendue du lexique de la stupidité est inversement proportionnelle au quotient intellectuel (QI) de ceux qu’il décrit.
Malgré cette abondance de termes (peu flatteurs), force est de constater qu’aucune mesure scientifique ne permet de réellement cerner la teneur et l’ampleur de la stupidité. Pourtant, à l’inverse, le fameux QI estime de manière assez fidèle les capacités cognitives d’un individu. Alors, qu’est-ce que la stupidité? Comment naît-elle? Pouvons-nous la stopper?
Ce sont les questions auxquelles a tenté de répondre Serge Larivée, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, dans son livre intitulé Bienvenue dans l’univers de la stupidité.
Chercheur s’intéressant à l’intelligence humaine, sa nature et son développement, Serge Larivée propose un ouvrage qui examine sous plusieurs angles le concept de la stupidité.
Comme il n’existe pas de protocole pour la quantifier, il conclut qu’il faut s’en remettre aux comportements des individus pour l’évaluer.
Dans un style oscillant entre le factuel, le sarcasme et l’autodérision, M. Larivée passe tout au crible: l’imbécilité au quotidien, l’agnatologie – l’étude des pratiques culturelles de l’ignorance –, la télévision, les médias sociaux, les publicités, les prix Darwin et même un certain Donald Trump – le «champion de l’ère moderne de la bêtise humaine», dixit l’auteur.