Les 6 et 20 novembre dernier, l’Université de Montréal a reçu deux groupes d’élèves du secondaire des communautés autochtones de Wemotaci et de Pessamit. Cette visite s’inscrivait dans le volet Shipua | Sipik de Cap campus, rendu possible grâce à l’appui essentiel de ses partenaires, soit la Coop Nitaskinan et les deux écoles secondaires de Wemotaci et de Pessamit. Les activités de ce volet se déroulent en deux temps: les animateurs et animatrices de Cap campus se déplacent dans ces communautés une année sur deux et les élèves autochtones se rendent dans la métropole l’année suivante.
Créé en 2021, le volet Shipua | Sipik vise à outiller les jeunes afin qu’ils surmontent les obstacles liés à la poursuite d’études postsecondaires en dehors de leur communauté. «Ce n’est pas toujours facile pour ces jeunes de poursuivre leurs études, puisqu’ils doivent quitter leur communauté et s’adapter à un nouveau mode de vie, perdant ainsi leurs repères», explique Eliane Santschi, conseillère aux relations avec les Premiers Peuples à Cap campus. C’est en effet parfois un choc d’arriver dans une grande ville: «La communauté de l’UdeM compte environ 70 000 personnes, comparativement à quelque 2000 à Wemotaci», a illustré Coralie Niquay, membre de la nation atikamekw et étudiante de doctorat en santé publique, en s’adressant aux élèves de l’école Nikanik de Wemotaci.
Chaque groupe a passé quatre jours en ville, la première journée étant consacrée à l’exploration des programmes d'études et activités de l’UdeM. Le séjour a également été l’occasion de visiter le Collège Ahuntsic ou le Cégep du Vieux Montréal, de même que d’autres lieux incontournables de la métropole (le Biodôme ou le Planétarium, le Centre des sciences, le Musée des beaux-arts, etc.). «Les activités ont été choisies selon le besoin de chaque communauté», précise Eliane Santschi.
Après leur accueil au CEPSUM, les jeunes ont pu prendre part à des ateliers sportifs: danse, basketball avec des joueurs des Aigles du Collège Ahuntsic ou encore volleyball avec les Carabins et taekwondo avec Marc-Antoine Bouchard-Racine, diplômé de la maîtrise en histoire de l’UdeM et animateur à Cap campus.
Après une pause-dîner, les élèves se divisaient en sous-groupes pour participer à des cours et à des visites selon leurs champs d’intérêt. En fin d’après-midi, un cercle de partage avec des étudiants et étudiantes autochtones de l’UdeM était organisé, et la journée se clôturait par une plantation d’arbre.