Humidité, boue collante et puante, chaleur, nuages d’insectes piqueurs sont certainement les images qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à un marécage. Certainement pas l’endroit idyllique où passer vos vacances d’été! Qui n’a pas pensé devant un marais: si seulement cette eau stagnante et ces maringouins pouvaient disparaître pour laisser place à une eau cristalline sans bestiole! Et pourtant, c’est un environnement essentiel à préserver dont on a tendance à oublier bien vite les immenses services écologiques qu’il nous rend.
C’est ce qu’étudie Audréanne Loiselle dans son doctorat en sciences biologiques à l’Université de Montréal sous la direction de Stéphanie Pellerin. Cette étudiante en biologie ne se destinait pas à devenir spécialiste des milieux humides. «Je pensais travailler en zoologie. J'ai suivi des cours avec des professeurs passionnés et passionnants sur l'écologie végétale et l’écologie forestière. Après plusieurs stages, j'ai découvert les recherches de Stéphanie Pellerin à l'Institut de recherche en biologie végétale, auxquelles j’ai eu envie de prendre part.»