«Les babyboumeurs vivaient pour travailler, les nouvelles générations travaillent pour vivre.»
Voilà qui résume bien la façon dont le marché du travail a évolué au cours des dernières décennies, comme l’a étudié Stéphane Renaud, professeur à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal.
Son programme de recherche porte sur les comportements des travailleurs ainsi que sur les liens entre les pratiques de gestion des ressources humaines, l’engagement et la rétention des employés.
«Les jeunes n’ont plus les mêmes attentes à l’égard du travail, comparativement aux babyboumeurs ou aux gens de la génération X. Dans leur vie, les millénariaux vont travailler pour sept ou huit employeurs, alors que c’est beaucoup moins pour les générations précédentes. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les travailleurs ont plus d’options que jamais. Et avoir plus de choix mène à être plus revendicateur en termes de conditions de travail», dit le professeur.