Un intérêt qui décline avec le temps
Les données indiquent qu’en général, l’intérêt des aspirantes et aspirants policiers chute entre la deuxième et la troisième année de formation, coïncidant avec l’introduction d’un cours sur les scènes de crime.
«Le contenu théorique ne semble pas susciter l’enthousiasme, au contraire, note Rémi Boivin. Ce déclin pourrait s’expliquer par la confrontation entre les attentes idéalisées des recrues et la réalité technique et méthodique du métier.»
L’étude met aussi en lumière une différence selon le genre: si les femmes montrent initialement un intérêt plus marqué (3,02 sur 5) que les hommes (2,41), leur enthousiasme s’érode rapidement, tombant à 2,37 en troisième année, soit près de l’équivalent de l’intérêt affiché par les hommes, lequel reste relativement stable tout au long du programme d’études.