La COVID-19 comme point de départ
«La technologie SPRINT est inspirée d’un test de détection de la COVID-19 que nous avons mis au point récemment dans le cadre d’une recherche sur le personnel de l’alimentation infecté lors de la pandémie. Le dispositif SPRINT combinera deux technologies de pointe, soit la résonance plasmonique de surface et les cartouches microfluidiques à pompage passif.
«La résonance plasmonique de surface est un procédé optique qui permet d’utiliser un mince film d’or pour détecter les biomarqueurs d’inflammation, soit une ou plusieurs protéines sécrétées dans le sang et associées à une maladie. Selon les biomarqueurs décelés, l’instrument mesurera un spectre spécifique de couleur», résume Jean-François Masson.
Il poursuit: «Du côté de l’Université Laval, notre collègue Denis Boudreau travaille sur des cartouches microfluidiques contenant le réactif, qui sera mis en contact avec une seule goutte de sang et dont le pompage sera passif, c’est-à-dire par capillarité. La capillarité est un phénomène d'interaction qui se produit aux interfaces d’un liquide et d’une surface grâce aux forces de tensions superficielles. Par exemple, c’est ce phénomène qui se produit lorsque l’encre est aspirée par un papier buvard.»
Plusieurs cartouches, qui auront environ la taille d’un timbre, seront conçues pour tester les signes de diverses maladies, dont le cancer et les infections, ainsi que ceux de plusieurs types de maladies inflammatoires parmi les plus susceptibles de pouvoir se développer dans l’environnement aseptisé d’un vol spatial.
La procédure sera simple et rapide. En cas de besoin diagnostique, l'astronaute devra choisir la cartouche appropriée pour la maladie à dépister, ajouter la goutte de sang dans la cartouche, insérer celle-ci dans l’instrument SPRINT et activer le logiciel. Le temps total d’analyse sera de moins de 15 minutes.