Les arts peuvent-ils contribuer à améliorer la santé et le bien-être des gens? Absolument, concluent différentes études. Sur la base de leurs résultats probants, la muséologue et conservatrice Nathalie Bondil souhaite promouvoir la «vision d’un musée qui fait du bien» et faire entrer la muséothérapie dans les pratiques des professionnelles et professionnels de la santé et des services sociaux.
Dans son rôle de sage de l’Université de Montréal et guidée par la volonté de rapprocher les arts de la santé, elle a travaillé de pair avec des spécialistes en santé et en histoire de l’art de l’UdeM afin de concevoir un projet d’école d’été autour de ce concept qu’elle a défini en 2016 dans le Manifeste pour un musée des beaux-arts humaniste, publié à l’inauguration du Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).
«La muséothérapie considère le musée comme un lieu pouvant agir sur le bien-être à travers la contemplation d’œuvres d'art, la création artistique et des visites guidées. L’école d’été va permettre de donner un cadre scientifique et pédagogique à cette approche pour en faire un outil de promotion de la santé et de mieux-être des populations», estime celle qui dirige aujourd’hui le département du musée et des expositions de l’Institut du monde arabe, à Paris.