Une première expérience sur le terrain depuis le début de la pandémie
Effectuant son doctorat sous la direction d’André Ravel, l’étudiante Léa Delesalle revient justement d’un séjour à Kuujjuaq organisé pour évaluer l’efficacité de ce programme et les conditions de sa mise en œuvre.
«J’ai déjà visité des communautés nordiques du Québec, mais c’est la première fois que je me rendais à Kuujjuaq, où le programme a été ralenti par les deux années de pandémie, indique-t-elle. Notre équipe avait pour mandat de reprendre contact avec les partenaires sur place, dont plusieurs ont changé.»
En plus de l’analyse des méthodes de décision et des mécanismes sous-jacents aux effets des interventions déjà éprouvées, Léa Delesalle a donc rencontré les acteurs clés et mené un sondage auprès de la population de Kuujjuaq et des partenaires du programme.
Mais la tâche s’est avérée plus difficile que prévu.
«Il faut gagner la confiance des gens, car ils sont habitués à voir des universitaires aller et venir dans leur communauté sans en retirer d’avantages concrets à court terme, évoque Léa Delesalle. En outre, plusieurs profitent de l'été pour aller pêcher et chasser en dehors du village.»
Si elle n’a pu obtenir les 150 questionnaires remplis qu’elle espérait, la chercheuse a réalisé bon nombre d’entrevues avec des habitants qui ont témoigné des changements observés – ou pas – vis-à-vis des chiens au cours des deux dernières années, partagé leur expérience des services vétérinaires et parlé de leur participation aux autres activités offertes dans le cadre du programme.
«J’ai aussi été en mesure de rencontrer une bonne partie des acteurs du programme, ce qui me permettra de mieux comprendre leurs rôles respectifs et les obstacles rencontrés dans la mise en place du programme», ajoute Léa Delesalle.