Les résultats d’une nouvelle étude menée par Linda Pagani, professeure à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, montrent que le visionnement de contenus violents à l’écran au cours des années préscolaires est associé à un risque accru de difficultés psychologiques et scolaires à l’adolescence.
L'étude vient d'être publiée dans le Journal of Developmental and Behavioral Pediatrics.
«Il n’était pas clair dans quelle mesure l’exposition typique à de la violence à l’écran durant la petite enfance − un moment particulièrement critique pour le développement du cerveau − pouvait prédire la détresse psychologique et les risques scolaires subséquents», a déclaré la professeure.
«La détection de facteurs modifiables précoces influençant le bien-être ultérieur de l’enfant est une cible importante pour la santé individuelle et communautaire. L’adaptation psychologique et la motivation scolaire sont des éléments essentiels permettant la réussite de la transition vers l’adolescence. Nous voulions donc examiner l’effet à long terme de l’exposition typique des enfants d’âge préscolaire à des contenus violents à l’écran sur le développement normal au moyen d’indicateurs clés de l’adaptation des jeunes à l’âge de 12 ans», a-t-elle ajouté.