La relation entre la créativité et le cerveau
Alby Richard le rappelle: s’exprimer de façon artistique fait appel à plusieurs circuits neuronaux, comme ceux de la mémoire, des émotions, de la perception, de la motivation et de la récompense. «Ces systèmes doivent parvenir à interagir d’une certaine façon pour donner à l’humain la capacité de produire des œuvres d’art. Lorsque deux ou trois de ces systèmes cessent de fonctionner en raison d’un trouble neurologique, le produit artistique final sera inévitablement différent», note-t-il.
Par exemple, l’étude du groupe de recherche nous apprend que les changements neuronaux attribuables à la maladie d’Alzheimer menaient à des œuvres moins réalistes, moins équilibrées et plus abstraites. Des modifications que le neurologue associe au fait que «plusieurs parties du cortex cérébral sont moins actives dans l’alzheimer et que les personnes ont ainsi plus de difficulté à aller chercher des éléments plus nuancés pour influencer leurs choix artistiques».
Dans le cas de la maladie de Parkinson, l’équipe a remarqué une diminution de la créativité et de la complexité des œuvres, avec des couleurs plus saturées et froides, en plus d’une tendance à la diminution du symbolisme.
«Comme cette maladie est caractérisée par des symptômes moteurs, les patients peuvent prendre des médicaments pour atténuer les tremblements, indique le chercheur. Et nous savons que cette médication peut stimuler différemment certains circuits neuronaux utiles à la créativité.»