Une nuit de sommeil ponctuée de 12 réveils provoqués
La chercheuse a ainsi recruté 20 personnes âgées de 18 à 40 ans dont le sommeil a été étudié avec un polysomnographe: tout à tour, les 11 femmes et les 9 hommes qui ont participé à l’étude ont dormi au laboratoire avec des électrodes posées sur le cuir chevelu, autour des yeux et le long de la mâchoire. Cet enregistrement permet de désigner avec précision les stades du sommeil par lesquels chaque personne passe lorsqu’elle dort.
Installée dans une pièce adjacente, Claudia Picard-Deland a réveillé chaque sujet à 12 reprises au cours de la nuit en prononçant son nom dans un microphone. À son réveil, elle lui demandait de décrire son rêve ou toute autre activité mentale qui avait précédé le réveil. Ce protocole de «réveils en série» a permis à la doctorante de recueillir 164 rêves – en moyenne 8 rêves par volontaire – à tous les stades du sommeil, répartis sur trois périodes de la nuit (début, milieu et fin de nuit).
Puis, au petit matin, elle a remis à chaque personne son rapport des rêves faits durant la nuit en lui demandant de nommer les évènements – récents, passés ou futurs – de sa vie éveillée qui semblaient être associés à chacun de ses rêves.