Exposer des vitraux dans un établissement muséal a été tout un défi pour Franck Calard, qui fait sa thèse sur l’histoire du vitrail au Canada de 1855 à 1965 sous la direction de Louise Vigneault et d’Emmanuel Château-Dutier, professeurs au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal.
«Le vitrail étant un art in situ, c’est difficile d’enlever des verrières! On a dû trouver des solutions qui ont été utilisées dans d’autres musées, notamment en Europe, et l’on a mis de l’avant des maquettes», explique le jeune commissaire, qui a mis plus de deux années à monter cette première exposition d’envergure consacrée à Lyse Charland Favretti.
Les vitraux de l'église Saint-François-d'Assise, qu’elle a réalisés entre 2004 et 2007, sont plutôt représentés par des maquettes qui montraient aux commanditaires à quoi le produit fini ressemblerait. Différents échantillons leur avaient également été présentés.
Idem pour les verrières qu’elle a produites pour la station de métro Du Collège. L’exposition comporte toutefois une chose rare: deux gigantesques cartons des verrières à échelle réelle où l’on aperçoit toute la finesse du travail de l’artiste. «Avoir des cartons originaux des verrières est presque impossible. Souvent les maîtres verriers les mettent à la poubelle, car ce sont des travaux d’étape qui prennent énormément de place. Lyse Charland Favretti a gardé les deux cartons de la station Du Collège ainsi que des maquettes qui avaient été réalisées à l’époque, ce qui est assez extraordinaire», mentionne Franck Calard.