Alimentation, anxiété et dépression
La professeure Fulton présentera quelques données fondamentales de ses recherches. «Notre laboratoire fait de la recherche fondamentale pour mettre au jour les circuits et les voies neuronales qui contribuent à l’apparition des comportements de types dépressif et anxieux», décrit-elle. Sa présentation, qui s’intitule «Menaces alimentaires et métaboliques sur la prévalence de la dépression et de l’anxiété», se fera en anglais (le public pourra poser des questions en français ou en anglais à la fin de la conférence).
La chercheuse du Centre de recherche du CHUM s’intéresse au contrôle neuronal de la prise d’aliments et à l’effet de récompense que stimulent les aliments riches en sucre et en gras, de même qu’à leur rôle dans l’obésité. «Je cherche à comprendre comment les nutriments eux-mêmes, en particulier les lipides, peuvent agir sur le système nerveux central pour entraîner des changements néfastes, associés à l’apparition de troubles de l’humeur», résume-t-elle.
Stéphanie Fulton se penche ainsi sur les circuits et les voies neuronales qui contribuent à façonner des comportements dépressifs et anxieux. «Mon équipe et moi cherchons à voir comment un excès de consommation de certains gras, les gras saturés surtout, amène des changements dans le cerveau», indique-t-elle. Car l’effet inflammatoire de ces gras se fait sentir jusque dans le cerveau.