Céline Bellot reçoit le prix Marie-Andrée-Bertrand
Le prix Marie-Andrée-Bertrand a été attribué à Céline Bellot, professeure titulaire à l’École de travail social. Formée en droit et en criminologie, elle travaille à mettre en lumière les politiques et pratiques institutionnelles qui concourent à la stigmatisation et à la répression des personnes les plus vulnérables de la société. Elle s’est notamment penchée sur la judiciarisation des populations itinérantes et des populations canadiennes en situation de pauvreté, en plus de s’intéresser aux expériences de déviance des jeunes et aux logiques d’intervention qui leur sont proposées.
Engagée dans divers organismes, comités et initiatives, elle utilise son expertise comme levier pour faire entendre des voix exclues et rendre visibles des situations d’injustice. Elle a ainsi pu exercer une influence concrète sur plusieurs projets d’importance. Elle a entre autres joué un rôle vital dans l’établissement de réseaux solidaires pour s’opposer aux pratiques de profilage et aux discriminations systémiques. Elle a aussi réalisé la première étude québécoise sur la judiciarisation des membres des Premières Nations, qui a mené à la mise sur pied de la commission Viens, et contribué à l’adoption du projet de loi no 32, qui vise à mettre un terme à l’emprisonnement pour non-paiement d’amendes. En plus d’intervenir comme experte devant les tribunaux, elle a publié le tout premier ouvrage en français sur les enjeux juridiques liés au travail social et les droits sociaux.